19 juillet 2007
Ma vie, mon oeuvre, épisode évangélique
Pour faire suite à la magnifique note d'Eliiiiiiiise <-- ici présente, il revient à ma mémoire des souvenirs familiers (ah tiens je savais pas que Charles Trenet dans le coin !) mettant en scène Henri.
Henri, qui est donc l'époux de TAMER faisant suite au divorce d'avec Godfather comme indiqué dans l'épisode chronologiquement précédent soit non pas le dernier épisode de la rubrique "Ma vie, Mon oeuvre" qui a la mutine particularité de vous présenter ma vie dans tous les sens (et autres villes du sennonais) mais l'épisode faisant immédiatement suite à celui-ci dans la vaste frise que représente ma vie.
Henri, donc, présentait une singularité que je n'identifiai pas immédiatement comme un vrai lien co(s)mique entre nous deux. Bien trop occupée que j'étais à fomenter des complots de toute sorte visant à me faire punir deux fois par semaine ou sinon il va m'arriver un truc grave (où l'on s'aperçoit que mes TOC naissants établissaient déjà une hiérarchie très stricte selon laquelle une punition n'est PAS la chose la plus grave dans la vie d'une enfant de moins de 10 ans).
Car cet homme, voyez-vous, je le pensais à dix mille lieues de mon univers à moi, fait de certitudes selon lesquelles Eddy Mitchel était mon père et qu'il avait composé une chanson pour moi, laquelle chanson je nommai fièrement "La fille aux yeux mentalo". Pensez comme j'étais si jeune et si lucide au regard de ma situation psychiatrique.
Cet homme, je lui vouait une rancoeur incoercible depuis ce jour où il improvisa un week-end prolongé en famille, m'obligeant à rater l'école le jour précis où il devait y avoir feuilleté-viande à la cantine.
Vous m'auriez dit à l'époque qu'un jour, je vouerai à Henri un véritable culte pour avoir été l'auteur de ma petite soeur et des meilleurs calembours de la décennie 90, que je vous aurai certainement ri au nez. Et cela m'aurait probablement donné envie de manger du riz au lait, d'ailleurs, mais là n'est pas le sujet.
Donc cet homme, qui parle avec une voix grave, empreinte de la chaleur doucereuse et profondément maghrébine de la juivie-marocaine, avait, entre autres, la manie de chanter en Raï tout ce qui lui passait par les oreilles.
Exemple :
TAMER : Passe moi le poulet
Henri : Paaaaahahasse mouaa le poulleeeeeyeeyeeeeeyet !
Et bien ce Henri là, est à ce jour le détenteur ultime et unique de la palme du calembour-au-sujet-duquel-on-ne-sait-pas-tellement-si-c'est-volontaire-ou-non.
Parce que le calembour involontaire, c'est marrant deux minutes, bon, ça permet d'alimenter les conversations autour de la télé-réalité ou par exemple de montrer que moi aussi, je me frotte au petit monde de la rue, la preuve, pas plus tard qu'hier, je demandai mon chemin à une dame du peuple qui me sort comme ça, de but pourpoing "ah mais moi je veux pas vous enduire avec de l'erreur hein !"
Pareil pour le calembour volontaire. Ca fait tout de suite intelligent de sortir un calembour, ça signifie intrinsèquement que tu maîtrise les subtiles variations de la langue française et donc que, outre ton incroyable sex-appeal, tu disposes d'un esprit tout à fait intéressant. "Mens sana in corpore sano" (on attrape pas les hommes avec un corps nano (proverbe de grosse)).
Exemple : Moi, blonde fatale surmaquillée, décolleté plongeant dans un décor de boite de nuit, tentant de faire comprendre à mon interlocuteur casse-burette au possible que je suis intéressée par lui, dès qu'il arrête de parler :
- Han mais t'es une plaie !
- Hein quoi ? Qu'est ce t'as dit ?
- J'ai dit tu me plais !!
Passons.
Il n'existe à ce jour que peu d'activités aussi fortes que le faisage de calembour-au-sujet-duquel-on-ne-sait-pas-tellement-si-c'est-volontaire-ou-non. Et à ce jeu, c'est définitivement Henri qui gagne.
Avec :
Le fourbi de scapin
...
Le jardin de la climatisation
...
Et .... last but not least
... Les galeries La faillite
Un films avec Edward Nothune et Bad Prix
Applause
Merci.
Si tu veux la suite, demande-moi car je manque cruellement de commentateurs.
Publié dans Ma vie, mon oeuvre | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
| Tags : Henri, salve adore, Henri, ça l'va adorer, Henri ! Sale Vador ! Henri au Salvador ... |
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Commentaires
Le fourbi de Scapin...
Pitain Henry tu es mon idole (après Fanny bien sur...)
Écrit par : éliiiiiiiise | 19 juillet 2007
Répondre à ce commentaireLes commentateurs sont en vacances, c'est foutu !
Écrit par : Tybo | 20 juillet 2007
Répondre à ce commentairefinalement ça remarche...
Écrit par : cortol stagiaire plagiste | 20 juillet 2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Fanny | 20 juillet 2007
Répondre à ce commentaireEt alors là, dis donc, épatation de sa mère, j'entre dans la lumière (ptin, comment Patricia Kaas!), c'est drôlement choli. Une réserve sur la potter-pub casse-burne que je ne parviens pas à virer. Incompétence, sans doute.
Les galeries la faillite me rappellent un monsieur de même origine me demandant un livre édition Jamir. Moi, j'aime lire, mais Jamir, connais pas. Quand même, la palme au fourbi de Scapin, le type qui sait foutre le bordel dans le boxon, CQFD, et voilà la quadrature du cercle. Magnifique.
Écrit par : Ardalia | 22 juillet 2007
Répondre à ce commentaireBel hommage à un célèbre joueur de pétanque, qui, de mélodies henri tournelles, a soufflé ses 90 bougies le 18 juillet. Et augmentation concommitante du nombre de visiteurs en provenance de googlesearch=henri+sale+va+dors. Sinon, je connais aussi un tas de Henri intéressants. Ceux qui disent beaucoup de conneries, et pas qu'henri golant : Henri Leconte et Bernard-Henri Lévy. Celui dont les jambes ont incarné Lincoln : Henry Fonda. Celui qui n'aurait pas pu en faire autant, faute de jambes : Henri de Toulouse-Lautrec. Celui qui un jour décida de sauver le cinéma en lui sacrifiant sa baignoire, pour y stocker des bobines de film : Henri Langlois. Et aussi Henri Duparc, l'élève de César Franck (à propos, un proverbe bien connu des néo-trentenaires : il vaut mieux avoir l'âge de ses artères que l'âge de César Franck). À part ça, et pour continuer dans les Henri, être trentenaire, moi, ça ne me fait Michaux mifroid.
Écrit par : Msieur Hilarion | 23 juillet 2007
Répondre à ce commentaireMsieur Il à Riom
Écrit par : Msieur Hilarion | 23 juillet 2007
Répondre à ce commentaireEt merci pour le Jamir qui m'a valu mon fou rire matinal...
Msieur Hilarion : Vous oubliez Henri Miller, Henri Bambelle, Henri Dicule ...
Et madame Henriette, dument citée comme il se doit ...
Écrit par : Fanny | 24 juillet 2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Mlle E | 24 juillet 2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Msieur Hilarion | 25 juillet 2007
Répondre à ce commentaireQuant au contenu, je sèche un peu, j'avoue, il me faut dorénavant coller avec mon nouveau style : élégant, glamour, féminin... et non plus comme vous dites "le vieux cahier décolier" un peu triste, un peu intello ...
Contente de vous plaire, môsieur !
Écrit par : Fanny | 25 juillet 2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Msieur Hilarion | 25 juillet 2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Fanny | 25 juillet 2007
Répondre à ce commentairet'es de si dément ma récré préférée.
c'est pas toi qui m'donnais des coups d'coudes à l'école du rire ?
j'en ai encore les côtes hérizées. mais bon, soit t'es follement amoureuse, soit tu reviens, maintenant, ça suffit hein, sinon j'appelle ta voisine la plus délétaire (de chez Pétain-coussa-iram-ieu), vu ?!
Écrit par : tiniak | 29 août 2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : oopsy | 16 décembre 2008
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l'élastique c'est fantastique
envoyé par Garry, un ami qui vous veut du bien
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