21 juin 2007

Mon vit mon noeud, épisode Hilarioc

Parodie de la note Ma vie mon œuvre, épisode Lyoc disponible ici.

Par msieur Hilarion lefuneste

 

Lorsque l'aspiration à être soluble dans le regard d'une cartomancienne refait surface.



Comme je l'ai déjà dit ailleurs sous un autre pseudonyme, je ne tiens absolument pas à conserver le sein de ma misérable nourrice même s'il présente une certaine indépendance du téton. Une indépendance qui me vaut notamment d'employer des sous-payés totalement inintéressants, par exemple des artisans alsaciens juchés sur des vachettes et se lançant à la tête des briques Monomur...

Autant dire qu'ils s'éclatent la gueule. Un éclatement sanglant du visage qui leur permet, nez en moins, de s'agglomérer en tas pour se donner mutuellement un plaisir dit "du pendu" aussi inutile.
L'éclatement de la maman que je souhaitais vous causer s'est passée il y a deux ans et concernait deux enfants portant des bas ayant cette particularité d'avoir, par face et pile, scié le ménisque de leur pourtant vaillante nourrice.

Par révérence envers le masseur qui m'avait bien épilé, j'acceptai alors de prendre la place provisoire, non pas de sa jambe, mais bien de la totalité de sa nourrice.

J'avais alors passé trois mois à demander chaque jour qu'on m'attaque avec des déjections canines, mais on me répondait par des sons gutturaux assimilables (il me semble) à des fleurs... Pourquoi je parle de cela ? C'est pas simple, il m'arrive assez régulièrement lorsque souffle la tramontane parfumée qui embaume la laine des moutons * de penser à cet épisode de "Totor, capitaine des hannetons" (un garçon particulièrement doué et lubrique d'ailleurs) au cours duquel le petit garçon vidait sa bouche déjà pleine avant de se resservir une portion bien profonde de travers de porc, devant toute la chambrée.

Enfin tout cela pour dire qu'en cette nuit glaciale qu'était le 24 décembre 2005, alors même que les enfants traînassaient comme autant de turpitudes leurs petites fesses sanglées près de la cheminée en attendant un avocat au barreau, j'ai souhaité avancer dans la rédaction de mes pitoyables aventures lorsque je vis embarquer à destination de Lourdes une femme brillante qui n'était pas prévue (en tout cas pas par les contrôleurs).

La femme avec qui je suis en ménage est une espionne, fait du bon travail et j'aime quand elle minaude, j'ai encore du mal à définir son vrai rôle au sein de notre couple même quand elle m'astique comme un sou neuf.
Le fait est, tandis qu'elle aspirait délicatement la peau de mon dos, je me sentais très aspiré.

C'est pourquoi j'ai décidé, au bout de quelques minutes compliquées à faire semblant de m'intéresser un tant soit peu à la morve qui dégoulinait dans sa lingerie, de manger ses sourcils fournis et compatibles avec mon métabolisme (j'ai vérifié). Interrogateur, je l'ai attelée à ma table.

Or là, plus rien ! Ochèn plokho, minia zavout Hilarion, kak tibia zavout, spakoïnoï notchi, ainsi parlait Zarathoustra...
Cette courge m'a, au thé, devancé d'un réassort.
Peu importe je ne me lasserai pas de compter les membres féminins jusqu'à ce que le bac à loups se connecte, je les connais les animaux de la forêt. Moi même j'ai été enfant, comme la soeur Ketchup de l'Immaculée Conception dans le couvent des stances. Elles m'avaient bavé dessus, de l'eau saumâtre... allez savoir pourquoi...


* Pour ceux qui l'ignoreraient encore, je suis dorénavant des tantrismes le spécialiste le plus valorisant, m'obligeant pas trop souvent à me prononcer sur les mots avec la resposabilité éditoriale d'un site web marchant vers où ? Et c'est ça j'écris ouais... dans une ville aussi Rome antique que la grotte de Platon un jour en Chine blanche, sous la surveillance également aux briques de la suspecte frustrée, qui hier a chié, dont l'activité principale semble être de surveiller mes allées et venues. Bon, bref, passons, fin de la parentèle, tu peux relire trois fois la phrase si ça te scie.

 Hilarion Lefuneste

Commentaires

« Je n'ai aucune idée de ce que je fais. Mais l'incompétence ne m'a jamais empêché de me lancer avec enthousiasme » (déclaration de Woody Allen, datée de jeudi dernier selon une dépêche AFP). Il m'a ôté les mots de la bouche. Et en guise de résultat à mes élucubrations, me voilà donc, par la volonté de la patronne des lieux, propulsé "Playmec du mois" sur ce bolg éminent (voir tout en haut de la page)... à propos duquel j'ai pu constater, à ma grande déception, qu'il n'était pas le seul représentant de la bolgosphère :
http://elbolg.canalblog.com/
et :
http://bolg.splinder.com/
... La bolgosphère est-elle à la blogosphère ce que transCendenZ est à eXistenZ ? Un réseau secondaire caché à l'intérieur du réseau primaire ? La marque d'une résistance politique contre la norme communément subie (cf. le fameux et inspiré "délit de sale Google") ? À partir de quelle quantité de bolgs un moteur de recherche spécifique leur sera-t-il consacré ? À terme, les bolgs supplanteront-ils les blogs ?

Toutefois, aucun des bolgueurs conccurents de l'ex-pigiste n'évoque l'hypothèse, pourtant ô combien réjouissante, d'une rencontre avec un renard dans une station balnéaire hispanique. Parmi eux tous, la seule personne capable de réagir au quart de tour dans ce cas de figure reste donc encore et toujours Fanny, qui a assuré pouvoir dire, dans la langue de Cervantès, un "allons à la plage monsieur renard" qui laisserait pantois n'importe quel animal (on est mal). Solution également retenue par ce jeune amateur de l'immense Django Reinhardt :
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=73774574
Et par ce voyageur qu'attirent les goupils et la Catalogne :
http://elblogotek.free.fr/blog/index.php/post/2005/01/18/1-first-post
Coïncidence étrange, voici qu'aujourd'hui Vinvin nous parle précisément de Barcelone :
http://cdelasteyrie.typepad.com/
Alors pourquoi ne conseillerais-je pas une ou deux adresses à mon tour (en profitant d'un agent infiltré bien informé) ? Un bar à tapas : Paco Meralgo (pour sa morue à la tomate, son carpaccio de thon, ses couteaux à la plancha et sa paëlla à emporter), au 171, Muntaner (à l'angle de la rue Córsega). Un petit restaurant : És, 11 carrer del Doctor Dou.

En fin de compte, il n'y avait pas lieu de mettre ici le moindre commentaire, mais puisque la nature a horreur du vide, et qu'on n'est jamais si bien servi que par soi-même... 'Nuff said ! (comme on dit à New York)
Salutations distinguées.

Écrit par : Hilarion Lefuneste | 25 juin 2007

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