20 juin 2007
Ma vie mon œuvre, épisode Lyoc
Lorsque l'inspiration est soluble dans la surveillance oblique d'une "technicienne de surface"
Comme je ne vous l'ai jamais dit, je tiens par principe à conserver au sein de ma misérable existence une certaine indépendance de ton. Une indépendance qui me vaut notamment de trouver régulièrement des emplois sous payés et totalement inintéressants tels qu'interroger des artisans alsaciens sur l'utilisation des serrures Vachette et de la brique Monomur ... autant dire que je m'éclate. Un éclatement qui me permet néanmoins de m'accorder des tas de plaisir aussi dispendieux qu'inutiles.L'éclatement du moment dont je souhaitais vous causer se passait il y a de cela deux ans et concernait deux enfants en bas âge ayant cette particularité d'avoir, par facétie, causé la brisure du ménisque de leur (pourtant) vaillante nourrice.
Par déférence envers ma soeur que je vis bien dépitée, j'acceptai alors de prendre la place provisoire, non pas de la jambe mais bel et bien de la totalité de la nourrice.
J'avais alors passé trois mois à me demander chaque jour si j'allais survivre à ces attaques incessantes de déjections enfantines assorties de sons gutturaux assimilables (il me semble) à des pleurs ... Pourquoi je parle de cela ? C'est très simple, il m'arrive assez régulièrement lorsque souffle le mistral fétide qui sert d'haleine à ma formidable hiérarchie* de penser à cet épisode pas piqué des hannetons (ni spécialement noué des lombrics d'ailleurs) au cours de laquelle le petit garçon enlevait sa couche déjà pleine avant de s'en servir comme fronde au travers de toute la chambrée.
Enfin tout cela pour dire qu'un ce jour ensoleillé qu'était le 20 juin 2005, alors même que les enfants traînassaient comme à leur habitude leurs petites fesses sanglées de près dans leurs lits à barreaux, j'ai souhaité avancer sur la rédaction de mes passionnantes aventures lorsque je vis débarquer une femme brillamment intitulée Lourdes qui n'était pas prévue (en tout cas pas par moi).
Femme de ménage ou bien espionne de mon bon travail auprès des minots, j'ai encore du mal à définir son vrai rôle au sein de cette maison briquée comme un sou neuf.
Le fait est, tandis qu'elle passait ostensiblement l'aspirateur derrière mon dos je me sentais bien peu inspirée.
C'est pourquoi j'ai décidé, au bout de quelques minutes compliquées à faire semblant de m'intéresser un tant soit peu aux morveux qui gazouillaient dans leur literie, de faire fi de ses sourcils, fournis et interrogateurs (c'est compatible, j'ai vérifié), et de m'atteler à ma tâche.
Or là, plus rien !
Niet, nada, que dalle, que pouic, nichts, wallou from the bronx...
Cette gourde m'a ôté ma création en plein essor.
Peu importe je ne m'en laisserai pas compter par un membre féminin de la "bacalhou connection", je les connais ces animaux là. Moi même lorsque j'étais enfant, je faisais soeur de ketchup avec Conception et sa cousine Constance. Elles m'avaient rebaptisée Opiniâtre... allez savoir pourquoi ...
* Pour ceux qui l'ignoreraient encore, je suis dorénavant détentrice d'un titre ô combien valorisant , m'obligeant par trop souvent à prononcer les mots "responsable éditoriale de sites web marchands" suivi de "ouais c'est ça j'écris ouais"… dans une ville aussi romantique que ta glotte un jour d'angine blanche, sous la surveillance également oblique de la
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Commentaires
L'île déserte, je ne vois que ça. (ou l'hôtel désert de Shining, si tu aimes la neige)
;-p
Écrit par : Tybo | 20 juin 2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Fanny | 20 juin 2007
Répondre à ce commentaireJ'étais en pleine réflexion (ennui / indifférence / dépitation de ne point trouver solution rapide, facile, exacte et sans sueur, ce qui n'est pas du luxe quand on étudie dans un pays où l'humidité plafonne à 99 %, nan c'est pas la France, je vous rassure !) lorsqu'il est passé à côté de moi et a regardé ma copie, vide de toute intelligence mathématique et ne comportant que mon nom, la belle affaire.
Il a soupiré, on s'est regardé, on se serait marrés si je n'avais eu à l'époque autant peur de décevoir mes parents et puis il est parti, vacant à sa lourde tâche de surveiller l'épreuve d'une matière dans laquelle il n'excellait pas non plus, point s'en faut.
Cette "confrontation" me laissa dans un sentiment étrange : impossibilité d'ajouter, que dis-je, d'écrire la moindre ligne (en plus, les maths, c'est pas vraiment écrire mais plutôt compter, alors ça s'embrouille dans ma tête, à force ! on peut pas crier les résultats, l'ardoise à la main comme en CP ? c'était interactif, ça !) et urgence inéluctable et absolue de laisser un résultat plutôt qu'un petit mot du genre "excusez-moi, monsieur, je sais que vous avez tout fait pour m'expliquer mais j'ai rien compris ! s'il vous plaît ne le dites pas à mes parents, je vais faire des efforts de mon côté".
Du coup j'ai fermé les yeux très fort, bousculé le problème dans ma tête dans tous les sens et ô ! miracle, j'ai trouvé comment calculer le truc et la solution du même coup.
C'est ainsi que j'ai pu affirmer que le petit bateau à voile façon coque de noix pouvait tout à fait naviguer, hors moment tsunamique s'entend donc par temps dit "normal", à 7900 kilomètres à l'heure, oui madame ....
Bon, heureusement qu'il y avait d'autres matières, comme ça j'ai quand même eu mon BEPC.... Ouf !
Écrit par : Muriel | 20 juin 2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Fanny | 20 juin 2007
Répondre à ce commentaireD'ailleurs je viens de relire ton "A propos" et je me suis tuée de rire aussi (hum, hum, oui, monsieur, ce local d'activité est vraiment hilarant, c'est ce pont roulant, je ne l'avais pas vu, il m'a surprise.... oh lala ! si on peut plus avoir de converse perso, mais où va-t-on ?!?!), ça le fait si je "copie" tes titres ?
ça va j'ai pas trop blindé la page ? C'est mal, je sais, mais à écrire et me lâcher, comme ça, personnellement, j'en ai oublié de travailler, dis donc !
Mais maintenant, à 1h05 de la fin, c'est même plus la peine ! Je bosse pas comme ça, moi, je suis une professionnelle !
Et pour le taf, tu l'as, en vrai ?
Écrit par : Muriel | 20 juin 2007
Répondre à ce commentaireJe te cède tous mes copyrights si tu veux. mais motus.
Écrit par : Fanny | 20 juin 2007
Répondre à ce commentaireMotus et bouche cousute !
Caliméro t'a répondu sur mon blog.
Écrit par : Muriel | 20 juin 2007
Répondre à ce commentairePar contre, si tu chopes la langue du Nico, à long terme, tu risques de t'en mordre plus que des doigts !
Écrit par : Muriel | 20 juin 2007
Répondre à ce commentaireLorsque l'aspiration à être soluble dans le regard d'une cartomancienne refait surface.
Comme je l'ai déjà dit ailleurs sous un autre pseudonyme, je ne tiens absolument pas à conserver le sein de ma misérable nourrice même s'il présente une certaine indépendance du téton. Une indépendance qui me vaut notamment d'employer des sous-payés totalement inintéressants, par exemple des artisans alsaciens juchés sur des vachettes et se lançant à la tête des briques Monomur... Autant dire qu'ils s'éclatent la gueule. Un éclatement sanglant du visage qui leur permet, nez en moins, de s'agglomérer en tas pour se donner mutuellement un plaisir dit "du pendu" aussi inutile.
L'éclatement de la maman que je souhaitais vous causer s'est passée il y a deux ans et concernait deux enfants portant des bas ayant cette particularité d'avoir, par face et pile, scié le ménisque de leur pourtant vaillante nourrice.
Par révérence envers le masseur qui m'avait bien épilé, j'acceptai alors de prendre la place provisoire, non pas de sa jambe, mais bien de la totalité de sa nourrice.
J'avais alors passé trois mois à demander chaque jour qu'on m'attaque avec des déjections canines, mais on me répondait par des sons gutturaux assimilables (il me semble) à des fleurs... Pourquoi je parle de cela ? C'est pas simple, il m'arrive assez régulièrement lorsque souffle la tramontane parfumée qui embaume la laine des moutons * de penser à cet épisode de "Totor, capitaine des hannetons" (un garçon particulièrement doué et lubrique d'ailleurs) au cours duquel le petit garçon vidait sa bouche déjà pleine avant de se resservir une portion bien profonde de travers de porc, devant toute la chambrée.
Enfin tout cela pour dire qu'en cette nuit glaciale qu'était le 24 décembre 2005, alors même que les enfants traînassaient comme autant de turpitudes leurs petites fesses sanglées près de la cheminée en attendant un avocat au barreau, j'ai souhaité avancer dans la rédaction de mes pitoyables aventures lorsque je vis embarquer à destination de Lourdes une femme brillante qui n'était pas prévue (en tout cas pas par les contrôleurs).
La femme avec qui je suis en ménage est une espionne, fait du bon travail et j'aime quand elle minaude, j'ai encore du mal à définir son vrai rôle au sein de notre couple même quand elle m'astique comme un sou neuf.
Le fait est, tandis qu'elle aspirait délicatement la peau de mon dos, je me sentais très aspiré.
C'est pourquoi j'ai décidé, au bout de quelques minutes compliquées à faire semblant de m'intéresser un tant soit peu à la morve qui dégoulinait dans sa lingerie, de manger ses sourcils fournis et compatibles avec mon métabolisme (j'ai vérifié). Interrogateur, je l'ai attelée à ma table.
Or là, plus rien ! Ochèn plokho, minia zavout Hilarion, kak tibia zavout, spakoïnoï notchi, ainsi parlait Zarathoustra...
Cette courge m'a, au thé, devancé d'un réassort.
Peu importe je ne me lasserai pas de compter les membres féminins jusqu'à ce que le bac à loups se connecte, je les connais les animaux de la forêt. Moi même j'ai été enfant, comme la soeur Ketchup de l'Immaculée Conception dans le couvent des stances. Elles m'avaient bavé dessus, de l'eau saumâtre... allez savoir pourquoi...
* Pour ceux qui l'ignoreraient encore, je suis dorénavant des tantrismes le spécialiste le plus valorisant, m'obligeant pas trop souvent à me prononcer sur les mots avec la resposabilité éditoriale d'un site web marchant vers où ? Et c'est ça j'écris ouais... dans une ville aussi Rome antique que la grotte de Platon un jour en Chine blanche, sous la surveillance également aux briques de la suspecte frustrée, qui hier a chié, dont l'activité principale semble être de surveiller mes allées et venues. Bon, bref, passons, fin de la parentèle, tu peux relire trois fois la phrase si ça te scie.
J'ai bon ?
Écrit par : Hilarion Lefuneste | 20 juin 2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Fanny | 20 juin 2007
Répondre à ce commentaireAprès avoir bu un ou deux pastiches pour la route, j'ai rendu à ma façon hommage à votre* talent, et de ces divagations j'autorise toute reproduction (même sexuée). Maintenant qu'il est avéré que je suis trop barré pour être M. Serge déguisé, comme il le suggérait récemment (ou alors, bonsoir la double personnalité), j'en profite pour préciser que je ne suis aucun des Hilarion Lefuneste qui séviraient çà et là sur la Toile (l'un s'est même inscrit sur "Copains d'avant" !) : mon nom d'emprunt ne me sert que pour lsjvd et ici. Tout le reste n'est que (mauvaise) littérature : sans doute l'oeuvre de mon nuisible voisin Achille Talon.
* ne pas se formaliser, je mets un temps fou avant d'oser tutoyer qui que ce soit (et puis j'aime quand vous m'appelez m'sieur Hilarion...).
Écrit par : Hilarion Lefuneste | 21 juin 2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Fanny | 21 juin 2007
Répondre à ce commentaireJe lâche donc du lest, sans me départir de mes remerciements que je te fais également en personne ...
Alors à plus, je crois que j'ai les moyens d'être ENFIN heureux ;)
Écrit par : Le niko | 22 juin 2007
Répondre à ce commentaireMoi j'ai t oujours pensé que quand c'est zi ouane, quoi que tu fasses, ça marche quand même et pis zob, on a toujours une seconde chance !
COURAGE !!!
Écrit par : Fanny | 22 juin 2007
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l'élastique c'est fantastique
envoyé par Garry, un ami qui vous veut du bien
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